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Marie Béchaux

Dompter le lion à cinq doigts
11 ottobre 2026 di
Administrator


Comment filmer des enfants confrontés à des troubles des apprentissages et leur donner l’occasion de raconter eux-mêmes ce qu’ils vivent ? Le 10 octobre 2026, à l’occasion de la Journée nationale des DYS du Rhône, la réalisatrice Marie Béchaux a présenté son documentaire Papion en avier, tourné en immersion dans une école spécialisée. À l’issue de la projection, elle est revenue sur les dix années de travail qui ont accompagné ce film, sa relation avec les élèves et les choix qui guident son cinéma. Dyslexique elle-même, elle évoque aussi son parcours et cette manière très personnelle de penser en images, parfois plus vite qu’elle ne parvient à parler.

Par Angela Braito, Louis Gosse et Renaud Gosse


« Il ne vole pas bien, mais ça vole »


Tout commence par une expression d’enfant. À huit ans, Marie Béchaux fabrique un avion en papier et le montre à sa petite sœur : « Le beau papion en avier ! » Déconcertée, celle-ci lui demande de quoi elle parle. Ce mélange involontaire de mots restera pourtant gravé dans la mémoire de la future cinéaste.

Des années plus tard, alors qu’elle prépare son documentaire consacré aux enfants DYS, Marie Béchaux découvre une étonnante coïncidence : dans l’école où elle souhaite tourner, les élèves ont pour rituel de fabriquer des avions en papier. Le souvenir d’enfance rejoint leur quotidien et inspire le titre du film. Ces avions deviennent un motif récurrent, auquel vient s’ajouter la figure de l’albatros, cet oiseau aux ailes immenses dont l’envol peut évoquer les obstacles à surmonter pour parvenir à voler. Cette image trouve un écho particulier dans les mots de Léo, l’un des enfants filmés :

« Il ne vole pas bien, mais ça vole. »

Cette remarque résonne avec les situations d’apprentissage que le documentaire donne à voir. L’enfant constate les imperfections de son avion tout en reconnaissant qu’il parvient à voler. La formule invite à considérer les progrès et les capacités autant que les difficultés rencontrées. Le film s’achève sur l’image d’un papillon, prolongeant cette dimension poétique et symbolique. Marie Béchaux y voit une évocation de l’avenir :

« L’avion se transforme en papillon, c’est l’avenir. Un papillon blanc, en plus, c’est symbolique. »


Projection du documentaire « Papion en avier » de Marie Béchaux, lors de la 20ᵉ Journée nationale des DYS du Rhône, à Lyon, le 10 octobre 2026. © Film : Les Films Grain de Sable, Chuck Productions et France 3 Occitanie / Photographie : Louis Gosse – GELI.


Dix ans pour construire un film de 52 minutes


Cinquante-deux minutes à l’écran, dix années entre la naissance du projet et son achèvement. La longue gestation de Papion en avier témoigne aussi d’une certaine conception du cinéma. Marie Béchaux distingue toutefois cette période de maturation du travail de réalisation proprement dit :

« Tout le film m’a pris dix ans. Dix ans entre l’écriture, l’idée qui naît et la fin du montage. C’est très long. Mais le tournage en lui-même, le film dans sa fabrication, c’est deux ans. »

Cette durée s’explique par les différentes étapes du projet, mais également par les choix artistiques de la cinéaste. Le format constitue une première contrainte. Marie Béchaux envisageait initialement un film d’environ 70 minutes, alors que la diffusion télévisuelle privilégie des durées standardisées, notamment 26 ou 52 minutes. Elle a finalement choisi de concevoir son documentaire pour ce dernier format, plutôt que de raccourcir après coup une version plus longue :

« Je l’ai monté pour un 52. Je n’ai pas raboté un 70. Là, j’aurais pleuré ! »

Le montage représente à lui seul huit mois de travail, une durée sensiblement supérieure aux délais généralement prévus pour ce type de production télévisuelle, comme le souligne la réalisatrice. Ce temps traduit l’importance qu’elle accorde au rythme des scènes, aux paroles recueillies et à la manière dont les images s’articulent pour faire émerger du sens. Elle raconte avoir dû défendre ce choix auprès des diffuseurs, avant que le film achevé ne vienne conforter sa démarche artistique.

Marie Béchaux revendique une pratique du « cinéma documentaire de création », qu’elle distingue du reportage journalistique. Cette différence tient notamment à sa manière de filmer, au temps consacré à l’observation et à la place laissée aux personnes devant la caméra. Formée au cinéma, elle privilégie une approche en prise directe avec la réalité :

« Je fais du cinéma, le cinéma du réel, en cinéma direct, en immersion. »

Cette conception se retrouve dans Papion en avier. Les enseignants sont filmés dans leurs activités quotidiennes, au fil de leurs échanges, de leurs recherches et de leurs questionnements. Les enfants apparaissent dans leurs apprentissages, mais prennent également la parole pour raconter leurs expériences et exprimer leur perception du monde. Le documentaire laisse une place à chacun, sans recourir systématiquement à un commentaire extérieur pour expliquer les situations observées. La réalisatrice résume sa démarche en quelques mots :

« C’est un cinéma de terrain, c’est un cinéma humain, c’est un cinéma social. »

Une manière de filmer qui repose autant sur la proximité avec les personnes que sur l’attention portée à ce qu’elles vivent et à ce qu’elles ont à dire.


Projection du documentaire « Papion en avier » de Marie Béchaux, lors de la 20ᵉ Journée nationale des DYS du Rhône, à Lyon, le 10 octobre 2026. © Film : Les Films Grain de Sable, Chuck Productions et France 3 Occitanie / Photographie : Louis Gosse – GELI.


« J’ai éteint et j’ai attendu »


Avant de pouvoir filmer, Marie Béchaux a dû prendre le temps de rencontrer l’équipe éducative, les familles et les enfants. Le projet suscite d’abord des inquiétudes : comment accepter qu’une caméra expose des difficultés scolaires parfois douloureuses à vivre ? Pour expliquer sa démarche, elle présente ses précédents documentaires, notamment La Fleur à moustache, consacré à la maladie d’Alzheimer. Les parents découvrent son travail et l’attention qu’elle porte aux personnes filmées, auxquelles elle souhaite donner toute leur place à l’écran sans trahir leur expérience.

Les premières rencontres avec les élèves restent néanmoins délicates. Certains expriment leur colère ou traversent des périodes de mal-être liées à leur scolarité. Dans ces circonstances, la présence d’une caméra peut devenir difficile à supporter. La cinéaste raconte comment elle a choisi de réagir :

« Le début a été très compliqué parce que j’avais des colères, et puis des enfants qui étaient dans un mal-être par rapport à l’école. Et en plus, je venais leur foutre une caméra devant la figure. Donc là, j’ai éteint. J’ai éteint et j’ai attendu. Mais par contre, je ne suis pas sortie. »

Cette décision éclaire sa manière de travailler : interrompre le tournage sans rompre le contact. À la sortie de la classe, elle retrouve les enfants, échange avec eux sur ce qu’ils ressentent et partage certaines souffrances de son enfance et de sa vie d’adulte. Son expérience personnelle ouvre alors un espace de dialogue :

« Moi, j’ai commencé à parler de mes douleurs d’enfant et d’adulte. Et là, il y a eu un échange, un discours où, en fait, on était pareils, on n’avait pas le même âge. »

L’apprivoisement de l’image se fait également par étapes. Marie Béchaux commence par venir avec un appareil photo, afin que les élèves se familiarisent avec l’objectif et avec le fait d’être regardés. Une démarche sensible pour des enfants qui, lorsqu’ils vont mal, peuvent au contraire chercher à se rendre invisibles. La caméra arrive dans un second temps.

Cette précaution contribue également à instaurer un climat de confiance avec les enseignants. Marie Béchaux évoque le souvenir d’une institutrice d’abord inquiète de sa présence en classe. Un jour, voyant qu’un enfant supporte mal d’être filmé, la réalisatrice interrompt aussitôt la prise de vues, éteint sa caméra et s’assoit pour attendre. L’enseignante lui adresse alors un simple « merci », qui l’a marquée. Ce geste illustre la place accordée au respect des enfants et de leurs limites, essentielle à la confiance qui s’établit peu à peu.


Quand les enfants prennent la parole 


Parmi les rencontres qui ont marqué cette année de tournage, celle de Justine illustre particulièrement cette évolution. Au départ, la fillette n’ose pas parler devant la caméra, même si elle témoigne une grande affection à Marie Béchaux. Elle vient régulièrement l’enlacer, au point que la réalisatrice raconte avec humour avoir parfois eu du mal à filmer, avec Justine accrochée à elle « en koala ».

Quelques mois plus tard, la situation s’inverse. À la fin d’une récréation, Justine se place spontanément devant l’objectif et annonce qu’elle souhaite s’exprimer. La cinéaste se souvient de cet échange imprévu :

« Justine, elle était drôle parce que, dans sa séquence, elle arrive, elle se plante devant la caméra et me dit :

– Moi, je veux parler.

– D’accord. C’est la fin de la récré, là.

– Non, mais moi, je parle.

– Bon, d’accord. Vite, le micro, dépêche-toi ! »

Le témoignage qui suit impressionne la réalisatrice, qui le compare à une « pierre précieuse, brute ». Justine encourage ensuite d’autres élèves à raconter leur propre expérience. Celle qui craignait initialement de s’exprimer prend désormais l’initiative et entraîne ses camarades dans cet élan.

Cette scène rejoint une conviction que Marie Béchaux exprime au cours de l’entretien : les enfants sont capables de décrire avec précision ce qu’ils vivent, à condition de leur laisser la possibilité de le faire.

« Il faut les entendre, il faut les écouter. Ils l’expliquent très bien, en fait. »

La réalisatrice précise avoir filmé relativement peu de témoignages supplémentaires par rapport à ceux conservés dans le documentaire. L’intervention de Justine illustre cette place laissée à l’imprévu : une parole surgit, à un moment que personne n’avait programmé, et trouve naturellement sa place dans le film.


Se découvrir à l'écran 


La relation construite pendant le tournage prend une nouvelle dimension lorsque les enfants découvrent le documentaire achevé. Interrogée sur leur réaction, Marie Béchaux se montre prudente : difficile de résumer ce qu’ils ont ressenti au seul plaisir de se voir à l’écran. Elle retient surtout la promesse qu’elle leur avait faite et qu’elle estime avoir tenue :

« Contents, je sais pas, mais en tout cas […] je leur avais pas menti. »

Au fil des rencontres, les élèves avaient pu parler de leur expérience scolaire, des obstacles rencontrés et de la manière dont ils les vivaient. La réalisatrice tenait à restituer leurs paroles avec fidélité, sans en dénaturer le sens. Cette exigence se prolongeait jusque dans les choix du montage, dans la continuité de la confiance progressivement établie avec eux. Plusieurs années ont passé depuis. Certains sont désormais adultes, et ces images témoignent d’une période de leur vie qu’ils peuvent aujourd’hui redécouvrir avec le recul du temps.

La projection constitue également un moment important pour les familles. La cinéaste se souvient de parents profondément touchés, retrouvant à l’écran leur enfant tout en découvrant des aspects de son quotidien scolaire qui leur échappent habituellement. Le film leur donne accès à un univers où ils sont rarement présents : la classe, les échanges avec les enseignants, les relations entre élèves et les situations d’apprentissage. Elle évoque leur enthousiasme :

« Ils étaient tellement contents de savoir comment ça se passait, de voir leurs gamins, de voir la pédagogie, de voir, en fait, d’être dans les coulisses de cette éducation. »

Cette découverte dépasse l’observation de leur propre enfant. Les parents peuvent également apprécier la diversité des pratiques pédagogiques, le travail de réflexion des enseignants et les ajustements nécessaires pour répondre aux besoins de chacun. À travers les échanges, les essais et les interrogations du quotidien, Papion en avier rend visible un accompagnement éducatif dont ils ne perçoivent pas toujours toutes les dimensions.

Ces regards se complètent : celui des élèves, qui retrouvent une part de leur histoire à l’écran, celui de leurs proches, qui accèdent à des moments de leur vie scolaire, et celui des enseignants, dont le travail apparaît dans toute sa dimension concrète.


Marie Béchaux, réalisatrice, cinéaste et photographe, à l’occasion de la 20ᵉ Journée nationale des DYS du Rhône, à Lyon, le 10 octobre 2026. © Angela Braito – GELI


« Avant les mots, j’ai des images »


La manière dont Marie Béchaux filme les enfants et leur rapport aux apprentissages trouve un écho dans sa propre expérience. Dyslexique, elle connaît elle aussi les difficultés qui peuvent surgir entre la pensée et son expression. Son parcours personnel éclaire une autre dimension de son travail : la place particulière qu’occupent les images dans sa façon d’appréhender le monde.

Sa vocation cinématographique s’est révélée très tôt. Vers treize ans, elle découvre la photographie argentique et comprend qu’elle souhaite faire du cinéma. Au cours de l’entretien, elle revient sur sa manière de penser, dans laquelle les représentations visuelles précèdent souvent leur traduction en mots :

« Je pense en images. C’est-à-dire qu’avant les mots, j’ai des images. C’est-à-dire que je traduis ce que j’imagine. Je vois quelque chose et je le traduis. »

Enfant, cette succession rapide d’images lui posait parfois des difficultés pour s’exprimer oralement. Elle raconte avoir eu le sentiment de penser plus vite qu’elle ne pouvait parler, au point de bafouiller ou de ne pas parvenir à formuler ses idées dans l’ordre souhaité. Pour décrire ce décalage, elle emprunte l’image d’un train traversant son esprit. Déterminée à mieux maîtriser son expression, elle invente alors ses propres exercices :

« Il faut que je parle aussi vite que le train qui passe dans ma tête avec toutes ces images. Donc je me suis foutu un crayon dans la bouche devant la glace et je me suis entraînée, et entraînée à parler jusqu’à ce que mon articulation soit parfaite et mes idées aussi synchro que ma bouche. »

Cet apprentissage, elle précise l’avoir entrepris seule, en cherchant à accorder le mouvement de sa pensée à celui de sa parole. Son témoignage donne à comprendre l’effort que peut demander la traduction d’une perception intérieure en mots. Il révèle également la détermination avec laquelle elle a développé ses propres moyens d’expression.

La cinéaste revient sur une expérience professionnelle dans un centre accueillant des personnes autistes. Cette rencontre avec d’autres manières de penser et de percevoir le monde l’a particulièrement marquée. Elle y reconnaît certains aspects de son propre fonctionnement :

« Les autistes, à la fin de cette expérience, c’est un peu le miroir. »

Elle évoque notamment la place des images mentales, dans lesquelles elle retrouve quelque chose de sa propre manière de penser. Ce rapprochement, issu de son expérience personnelle, nourrit sa réflexion sur la diversité des perceptions et des modes d’expression, sans établir d’équivalence entre des fonctionnements individuels.

Cette relation aux images se prolonge dans son rapport à l’écriture. Après avoir appris à accorder sa parole au rythme de sa pensée, Marie Béchaux s’est aussi attachée à maîtriser le geste manuscrit. Pour elle, écrire suppose d’apprivoiser sa main, de parvenir à lui faire exécuter ce que l’esprit imagine. Elle l’explique à travers une comparaison inattendue :

« L’écriture est une identité, est une personnalité, et il faut la maîtriser, sa main qui ne veut pas écouter. [...] Une fois qu’on l’a un peu dompté, ce lion qui a cinq doigts, et qu’on arrive à lui faire faire ce qu’on a dans la tête, c’est comme la radio FM avec la bouche. Là, c’est la radio FM avec la main. »

La métaphore prolonge celle du train d’images qui traversait son esprit lorsqu’elle était enfant. La réalisatrice voit dans la maîtrise du geste manuscrit une forme d’autonomie et d’expression personnelle. Si elle reconnaît l’utilité de l’ordinateur pour compenser certaines difficultés, elle reste attachée à l’apprentissage de l’écriture, une conviction qui participe également à son intérêt pour l’école où elle a choisi de tourner. Elle prend cependant soin de préciser :

« C’est une conviction, ce n’est pas une vérité. »

Cette nuance distingue son expérience personnelle d’un principe applicable à tous les élèves DYS, dont les besoins et les aménagements peuvent être très différents.

Son propre parcours éclaire cette position. Diagnostiquée dyslexique en CM1, elle bénéficie d’un suivi orthophonique et développe progressivement des stratégies de compensation. Lorsqu’un aménagement du temps d’examen lui est proposé, elle préfère le refuser :

« J’en veux pas. Je veux y arriver comme les autres. Je n’en ai pas voulu. Mais ça, c’était moi. J’étais une tête de mule. »

Marie Béchaux présente ce choix avec humour, comme une décision liée à son tempérament, et non comme un exemple à suivre. Elle retrouve d’ailleurs cette détermination chez certains enfants du documentaire, notamment Justine et Martin.

Son goût pour la littérature et l’écriture demeure intact, même si la dyslexie se manifeste encore dans certaines lectures. Il lui arrive de substituer involontairement un mot à un autre, ce qui l’amène parfois à reprendre plusieurs fois une phrase pour en retrouver le sens. Avec l’expérience, elle a appris à repérer ces décalages et à procéder par « mises au point », selon son expression.


Marie Béchaux lors de la 20ᵉ Journée nationale des DYS du Rhône, le 10 octobre 2026, à l’Hôtel de Région Auvergne-Rhône-Alpes, à Lyon. © Louis Gosse – GELI


Être reconnu sans être ramené à sa différence


Ce rapport à la lecture et à l’écriture, fait d’efforts et d’ajustements, éclaire aussi la manière dont Marie Béchaux comprend les élèves de Papion en avier. Chez Justine et Martin, elle reconnaît notamment une détermination qui lui rappelle la sienne, mais aussi la fatigue et les contrariétés liées au sentiment de devoir fournir davantage d’efforts que les autres.

Au cours de l’entretien, la réalisatrice revient sur une contradiction qu’elle connaît intimement : le besoin de voir ses difficultés reconnues, sans que celles-ci finissent par définir toute son identité.

« On a envie d’être reconnu dans notre différence, mais on n’a pas envie d’être différent. »

Cette formule éclaire l’un des enjeux du documentaire. La reconnaissance d’un trouble permet de mieux comprendre certaines difficultés et de mettre en place les accompagnements nécessaires. Elle peut aussi modifier le regard des autres, au risque de réduire une personne à ce qui la distingue. Marie Béchaux exprime ainsi le désir d’être comprise dans sa singularité, tout en pouvant nouer des relations sans avoir constamment à expliquer ou à justifier son fonctionnement. Cette réflexion rejoint une autre aspiration, qu’elle formule avec une grande simplicité :

« On a envie d’avoir le choix. »

Dans Papion en avier, les enfants apparaissent avec leurs difficultés, mais également leurs initiatives, leurs émotions, leurs envies et leur humour. Ils apprennent, s’interrogent, se découragent parfois et trouvent leurs propres façons d’avancer. Leurs paroles révèlent des personnalités qui ne se résument pas à un diagnostic. En leur donnant la possibilité de raconter ce qu’ils vivent, le documentaire rappelle combien il importe de reconnaître les besoins de chacun sans enfermer les individus dans leurs différences.



Article rédigé à partir de l’entretien réalisé avec Marie Béchaux, le 10 octobre 2026, lors de la Journée nationale des DYS du Rhône, à Lyon.

  • Photo de couverture : Marie Béchaux, réalisatrice du documentaire « Papion en avier », lors de la 20ᵉ Journée nationale des DYS du Rhône, le 10 octobre 2026, à l’Hôtel de Région Auvergne-Rhône-Alpes, à Lyon. © Renaud Gosse – GELI

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